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Denis Boitel tord le cou à quelques idées reçues concernant le photovoltaïque.

Mis à jour : sept. 4



À l’heure où les coûts de l’énergie distribuée par le réseau explosent, les industriels et patrons de GMS sont incités à produire leur propre électricité « verte ». Des solutions telles que les ombrières solaires sur les parking s'imposent. Cependant quelques questions se posent et la désinformation passe par là. Denis Boitel, directeur commercial Triangle Horizon, apporte des réponses aux sceptiques.

La fabrication des panneaux solaires émet plus de CO2 qu’ils n’en évitent. FAUX

On peut facilement manipuler les consciences en donnant des chiffres extraits de leur contexte. Je m’ explique : durant leur utilisation, les panneaux photovolta- ïques n’émettent pas de CO2.

Pour fabriquer quoi que ce soit ,y compris un panneau photo- voltaïque, cela nécessite de l’énergie. Chaque pays émet plus ou moins de CO2 selon ces méthodes de production d’énergie.

Donc si on prenait comme exemple le cas particulier d’un pays fortement émetteur de CO2 qui fabriquerait des panneaux so- laires puis les vendait à un pays qui consomme presque unique- ment de l’énergie verte, le bilan CO2 évité serait alors négatif.

La vérité est que ce cas de figure n’existe pas et que nous faisons à chacun de nos clients un bilan environnemental de l’installation selon le panneau utilisé et le site d’implantation.

En fin de vie les panneaux deviennent des déchets polluants ? FAUX

La première usine européenne entièrement dédiée au recyclage des panneaux photovoltaïques a été inaugurée l’été 2018.

Sur ce site dédié au traitement des panneaux photovoltaïques de type « silicium cristalin» (polycristallin et monocristallin) en fin de vie , tous les matériaux sont séparés et isolés, depuis le verre spécifique du panneau photovoltaïque, jusqu’au cadre en aluminium, en passant par le boîtier de raccordement et les câbles de connexion.

Une fois valorisés, les matériaux peuvent être redirigés vers diverses filières industrielles : le verre, transformé aux 2/3 en calcin propre, est utilisé dans le secteur verrier, le cadre

en affinerie d’aluminium, le plastique en combustible de récupération pour cimenterie, et le silicium dans les filières de métaux précieux. Les câbles et connecteurs sont quant à eux broyés et vendus sous forme de grenaille de cuivre.

Le panneau photovoltaïque à silicium cristallin est l’article DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) qui se recycle le mieux et de loin. Un taux de valorisation de 95%.

N.B. En fin de vie, le panneau photovoltaïque aura produit 20 à 40 fois l'énergie nécessaire à sa fabrication et à son recyclage.

Les technologies solaires photovoltaïques utilisent des terres rares. FAUX

Aucune technologie solaire photovoltaïque actuellement commercialisée n'utilise de terres rares. Si les technologies "couches minces" utilisent du tellure, du cadmium et de l'indium qui sont des métaux qui peuvent être critiques mais ne sont pas des terres rares, ces technologies restent largement minoritaires sur le marché. Les technologies au silicium (qui n'est ni une terre rare, ni un matériau critique en terme de risques sur les approvisionnements) représentent 80 à 90% du marché français.

Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site de l'ADEME (Agence de l'Environnement de la maîtrise de l'Energie) www.ademe.fr

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